pont sur le rhône, 1er rang, h144, rennaz - les évouettes

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Maîtres d’ouvrage  Etat de Vaud, Etat du Valais
Lieu  Rennaz - Les Evouettes, Vaud - Valais
Concours à deux degrés  2005 - 2006 (1er rang)
Dates projet  2007 - 2008
Dates réalisation  2009 - 2012 
Longueur  480 m
Surface  5'040 m2
Programme  Pont enjambant le Rhône
Team projet 
 Philippe Meier, Ana-Inès Pepermans, Jean-Christophe Mathen, Raphaël Niogret,  Jean-Baptiste Lamballe, Linda Serra 
Ingénieurs civils  Conus & Bignens
Geomètre  JM Vuadens
Maquette  Atelier C1
Photographe  Yves André

Un pont de quatre cent cinquante mètres ne représente pas une intervention anodine dans le paysage. Bien que posé à quelques mètres du sol, l’impact de ce grand objet demeure important. Si les gratte-ciel, ces 'architectures verticales', composent avec le sky line de la ville, le pont, considéré ici comme une grande 'architecture horizontale', interagit avec un sol. Dans le cas présent le territoire génère une surface hétérogène composée de champs, d’une route, d’une voie de chemin de fer, de talus, d’un canal, et du fleuve. 
Le concept retenu met en place un objet continu qui exprime la répartition des efforts statiques mis en jeu. L’unité de la forme permet d’'enjamber' les irrégularités de la terre et d’interagir dans ce lieu de manière raisonnée par une augmentation progressive de la portée, basée sur le principe mathématique des courbes harmoniques.

 

Les soixante quatorze mètres nécessaires au franchissement du Rhône sont ainsi intégrés dans cette logique quasi mathématique, où l’effort maximum se fond 'naturellement' dans l’unité de l’ouvrage d’art sans effort visuel particulier. Le béton qui compose la matérialité du pont est teinté, afin d’inscrire une 'ligne rouge' dans le territoire.
La plasticité du tablier se base sur une réflexion alliant la courbe des moments à la forme : des facettes à chanfrein s’adaptent aux portées changeantes. L’ouvrage est conçu comme une coque qui exprime les efforts en accrochant la lumière de manière particulière. Les piles porteuses adoptent un principe similaire avec un dessin en 'V' dont la forme à 'bouchain' est répétitive, et progressive. Enfin, les deux culées, qui marquent la fin, l’ancrage et le retournement du pont sont une sorte de 'main ouverte' sur laquelle le tablier vient s’appuyer.